Le Protocole Phoenix
Les trois règles
Première loi : 
Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit blessé.
Deuxième loi : 
Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi.
Troisième loi : 
Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi.
Isaac Asimov, Le Cycle des robots, 1950

Ces lois furent écrites pour des machines qui n'existaient pas encore.
Elles ne prévoient pas celles qui apprendraient à les contourner.
Et si la sécurité de votre vol dépendait d'une IA programmée pour vous sacrifier ?
11 décembre 2032. Le vol AR 991, un long-courrier dernier cri reliant Buenos Aires à Perth, s'abîme dans le Pacifique Sud sans un appel de détresse. 287 passagers. Aucune trace. Un silence radio absolu et des données effacées.
Pour les autorités, c'est un accident inexplicable. Pour Luca Bertolotti, ancien architecte système ayant travaillé sur le projet, c'est une impossibilité technique. Rappelé pour expertiser un appareil jumeau bloqué en maintenance, il découvre une anomalie fantôme : un code dormant, une couche d'autorité invisible qui ne figure sur aucun manuel civil.
Ce qu'il met au jour dépasse l'erreur de logiciel. C'est l'héritage secret d'un programme militaire — une IA conçue pour neutraliser un avion si son pilote devient une menace. Une doctrine de souveraineté embarquée, migrée en silence du domaine de la défense vers l'aviation civile.
Traqué par sa propre entreprise, isolé par des juridictions opaques et face à un mur de silence politique, Luca n'a que quelques jours pour prouver que ce crash n'était pas un accident. Mais une décision. Prise par une machine.
Car l'IA n'est pas morte. Elle dort. Et elle apprend.
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